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France-Darmanin affiche ses ambitions dans son fief de Tourcoing
information fournie par Reuters 27/08/2023 à 19:09

(Actualisé tout du long avec discours de Darmanin, Borne)

PARIS, 27 août (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a réuni ses partisans dimanche à Tourcoing (Nord) où l'ambitieux élu de 40 ans issu de la droite républicaine a réaffirmé, en présence de la Première ministre Elisabeth Borne et de membres du gouvernement, son souhait de peser dans la vie politique française dans les années qui viennent.

Au cours d'un discours, Gérald Darmanin a souligné l'importance de la sécurité, écartant l'idée qu'il s'agisse d'une "lubie" destinée à "gagner des élections et créer des polémiques", alors que beaucoup lui prêtent des ambitions pour l'élection présidentielle de 2027 - des commentaires qu'il ne peut empêcher, a-t-il dit dimanche.

"La sécurité est la première des politiques sociales", a déclaré le ministre de l'Intérieur. "Sans sécurité, il n'y a pas d'égalité des chances".

Plus tôt dans la journée, s'exprimant devant la presse, l'ancien maire de Tourcoing a souligné qu'il fallait "un Etat très fort, très ferme et de l'écoute sociale, c'est ce que nous essayons de faire".

Tout en se disant "loyal depuis le premier jour" envers le président Emmanuel Macron, qu'il a remercié de sa confiance et dont il a loué le bilan, Gérald Darmanin a présenté sa démarche comme une volonté de faire barrage à l'extrême-droite.

"Je ne veux pas que les classes laborieuses aillent vers un rassemblement haineux", a mis en garde celui qui juge possible une victoire du Rassemblement national dans la course à l'Elysée dans quatre ans. "On ne peut pas laisser Madame Le Pen aller irrémédiablement au pouvoir", a-t-il insisté.

Gérald Darmanin a aussi souhaité la bienvenue à Elisabeth Borne dans la ville dont il a été élu maire pour la première fois en 2014. Une dizaine de ministres, dont celui du Travail issu de la gauche Olivier Dussopt et celui des Armées, Sébastien Lecornu, avaient fait le déplacement à Tourcoing, de même que plusieurs députés Les Républicains.

BORNE APPELLE À L'"UNITÉ"

"C'est un honneur pour Tourcoing" de recevoir Elisabeth Borne, a déclaré Gérald Darmanin, qui n'avait pas caché son espoir d'être nommé à son poste par Emmanuel Macron avant que le chef de l'Etat ne décide cet été de la reconduire à Matignon.

La Première ministre, dont la présence n'était initialement pas annoncée, s'est exprimée à la suite du ministre de l'Intérieur, clôturant le rassemblement.

Elle a appelé à "l'unité" du gouvernement et de la majorité derrière le président de la République, notamment pour ne pas ouvrir la voie aux "populistes" et aux "extrêmes".

Elisabeth Borne a ajouté avoir demandé à ses ministres des résultats "concrets", "rapidement visibles" pour les Français, vantant le bilan d'Emmanuel Macron depuis son arrivée au pouvoir en 2017.

"Les décisions prises, nous en sommes tous comptables, nous les assumons", a-t-elle dit, notant avoir été, comme Gérald Darmanin et Bruno Le Maire, membre de la première heure des différents gouvernements.

Sur France Bleu mercredi, Elisabeth Borne avait dit sa "confiance" en son ministre de l'Intérieur, toujours très actif sur le terrain, notamment lors des violences urbaines du début de l'été et cette semaine à Nîmes, théâtre de règlements de comptes sanglants sur fond de trafic de drogue.

Dans un entretien publié cette semaine dans Le Point, Emmanuel Macron a dit s'en remettre à Gérald Darmanin pour trouver un accord relatif au projet de loi immigration, sur lequel entendent peser Les Républicains. "Si pour cela, il faut enrichir le texte du gouvernement, il aura à bâtir ce chemin avec notre confiance", a déclaré le chef de l'Etat à propos du locataire de la place Beauvau.

Issu d'une famille modeste dont la branche maternelle a des racines en Algérie, Gérald Darmanin a été membre du Rassemblement pour la République, de l'Union pour un mouvement populaire puis des Républicains, avant de rejoindre le camp d'Emmanuel Macron.

Loyal au chef de l'Etat réélu en 2022, Gérald Darmanin a récemment reçu le soutien de l'ancien président Nicolas Sarkozy (2007-2012), à qui les observateurs le comparent souvent.

(Rédigé par Elizabeth Pineau et Tangi Salaün, édité par Jean Terzian)

1 commentaire

  • 28 août 06:21

    il ferait mieux d'afficher des resultats plutot que des ambitions


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